Jeudi 1 octobre 2009
Quel cabot, ce chat...



On dirait un peu Madame  Récamier, amie des Lettres,  mollement allongée sur son sofa.
En version chat castré, ami des Trucs qui se Bouffent avec les Crocs, mollement étiré dans mon saladier.
Ou alors, une manière de nature morte, mais en vivant.  A laquelle manquerait tout de même, si tu me permets cet avis artistique personnel, un cadavre de souris donc le foie éclaté dépasserait subreptissement, par exemple, comme dans ces  peintures avec des faisans et/où des lapins sanguinolents étalés joliment sur une table parmi de vivifiants épis de blés, pour te donner la gerbe, tu vois de quoi je parle?
La patte négligemment tendue vers un livre de recette, son regard tendu vers un horizon mélancolique...

Comme si on n'avait pas du tout remarqué qu'il guette notre émerveillement étonné dans le reflet du four, histoire de vérifier que son sens artistique nous parle, mine de rien.
Qu'on va se laisser attendrir par ses références culturelles qui pourrait éventuellement nous conduire à lui ramener des souris vivantes pour qu'il puisse les torturer pendant des heures histoire d'être artistique comme Madame Récamier, amie des Lettres, nous proposant presque de prêter sa souris afin de pouvoir poser pour la postérité à côté de son cadavre dont le foie dépasserait avec grande sensibilité pour l'amour des Arts? 

Il a vu la vierge, ou bien?
Il croit peut être que j'ai oublié le PQ partout?

Par Hirondelle - Publié dans : Fin valabb partout
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Lundi 28 septembre 2009

En mon absence, ce crétin ingéra des hallucinogènes et déchiqueta quatre rouleaux de PQ qu'il dissémina avec art dans l'intégralité de l'appartement en privilégiant les endroits les plus difficiles à atteindre. Il réussit en plus à se servir de mon appareil photo que pourtant, j'avais emmené en week end avec moi. Encore heureux qu'il n'ait pas invité ses potes.
Par Hirondelle - Publié dans : Fin valabb partout
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Samedi 19 septembre 2009
Pendant que la France métropolointaine fait sa rentrée super trop gaie sur fond d'élections truquées à gauche, de phrases racistes comme si c'était pas fait exprès à droite et au mileu des vagues de suicides en entreprises trop étonnants, et qu'en plus, c'est l'automne qui arrive (j'écoute France Inter, les programmes de la nuit en direct,  depuis que je suis Nouméenne et je regrette déjà les émissions de l'été, comme au bon vieux temps de ma déprime saisonnière.)

(Merdre, un phrase de sept kilomètres, je sais plus où j'en suis.
Ah oui.)

Donc, pendant que vos cartables se remplissaient d'amertume,  moi, j'ai eu 15 jours de vacances. Les vacances d'automne, puisque c'est le printemps, tu me suis?  Une semaine d'éclate totale à cheval  pour les deux exemplaires de la chair de ma chair, chez ma copine Isa de Sarraméa avec le chien, ses potes et les potes des filles. Puis une semaine de stage d'apnée pour schtrestss n°2 où elle a caressé des tortues, nagé avec des Dugongs, collé des poulpes géants dans le plus beau lagon du monde, bref la routine. Schtrettss n°1 quant à elle,  se faisait une petite semaine de devoirs en retard et de tâches ménagères parce que moi, les blondes, je peux pas blairer ça, parce que le bulletin de 2ème trimestre, ça casse pas trois tentacules à un calamar.

Enfin, quand je dis "moi j'ai", c'est pas moi qui ai eu des vacances, en vrai. Même si j'ai accompagné des ados bien cognés en camp thérapeutique dans une ferme au milieu de nulle part.

C'était génial. Les tentatives de suicide à la nuit tombée, les fugues dans les brousses, les crises de panique surjouées dans la flotte, les anorexiques qui veulent pas bouffer, les insultes aux touristes, les coups de latte aux chiens innocents et aveugles de vieillesse, les psychotiques qui pètent les plombs. Tout ça le premier soir, puis distillé subtilement un peu chaque jour pour ne pas s'encroûter dans trop de plaisir. Mais kayaker sur la rivière sublime, plonger dans les cascades escarpées, se balader à cheval sur une bestiole qui supporte pas d'être doublée et se barre au galop que tu ressembles à un sac de patates, nager avec les raies manta, faire des parties de rigolade et de cache cache avec les gosses des touristes, découvrir les cheveux verts de la sirène de la rivière, ouvrir ses yeux à la beauté du monde, raconter ses malheurs immenses quand le chagrin déborde, trouver sa place et respecter les règles pour se sentir bien...être heureux l'espace d'une semaine avec ces sales adultes, sans télé, sans ordi (mais avec portables, faut quand même pas exagérer).

Ouais. Ca l'fait. C'était bien. (Et en plus, ça a été thérapeutique pour mes schtrestss à moi aussi.)
Regarde, je te montre:

Les cheveux verts de la sirène de la rivière



Le "Peace and love" du groupe

Les bagouzes de la plus gentille petite caillera de la terre

La vie sauvage, pieds nus sur les rochers.

Une partie de jambes en l'air en tout bien tout honneur

Raie manta qui vient montrer son ventre aux filles

CONCLUSION:

(merci nathan)

Par Hirondelle - Publié dans : Vers le Capricorne, 21° sud et 165 °est
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Jeudi 17 septembre 2009

Je suis là, mais paltemp paltemp paltemp paltemp...j'ai au moins 3 articles dans la boite crânienne, mais paltemp paltemp paltemp...j'ai au moins  3 millions de photos à publier, mais paltemp paltemp paltemp...j'ai au moins 3 milliards de chouettes articles à lire chez toi, mais paltemp paltemp paltemp... Tu me manques...
Tu noteras tout de même que je demeure une grande poétesse contemporaine.

Par Hirondelle - Publié dans : Fin valabb partout
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Jeudi 3 septembre 2009
Souvent, ils sont beaux. Et puis il y en a plein partout. Je les regarde.

Ici, quand tu regardes les gens dans les yeux, ils te sourient! Les grands mères, les papas, les jeunes filles les jeunes mecs, les enfants, tous. Ca me fait du plaisir à chaque fois.
Du petit bonheur instantané.


Enfin, quand je dis les gens, c'est surtout les gens qui ne sont pas de mon ethnie qui me sourient. Faut souvent d'abord les connaître pour avoir leur sourire, à eux. C'est con, non?



 

 

 

 

 



   

 

 

 



Par Hirondelle - Publié dans : Vers le Capricorne, 21° sud et 165 °est
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