Samedi 19 septembre 2009
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Pendant que la France métropolointaine fait sa rentrée super trop gaie sur fond d'élections truquées à
gauche, de phrases racistes comme si c'était pas fait exprès à droite et au mileu des vagues de suicides en entreprises trop étonnants, et qu'en plus, c'est l'automne qui arrive (j'écoute France
Inter, les programmes de la nuit en direct, depuis que je suis Nouméenne et je regrette déjà les émissions de l'été, comme au bon vieux temps de ma déprime saisonnière.)
(Merdre, un phrase de sept kilomètres, je sais plus où j'en suis.
Ah oui.)
Donc, pendant que vos cartables se remplissaient d'amertume, moi, j'ai eu 15 jours de vacances. Les vacances d'automne, puisque c'est le printemps, tu me suis? Une semaine d'éclate
totale à cheval pour les deux exemplaires de la chair de ma chair, chez ma copine Isa de Sarraméa avec le chien, ses potes et les potes des filles. Puis une semaine de stage d'apnée pour
schtrestss n°2 où elle a caressé des tortues, nagé avec des Dugongs, collé des poulpes géants dans le plus beau lagon du monde, bref la routine. Schtrettss n°1 quant à elle, se faisait une
petite semaine de devoirs en retard et de tâches ménagères parce que moi, les blondes, je peux pas blairer ça, parce que le bulletin de 2ème
trimestre, ça casse pas trois tentacules à un calamar.
Enfin, quand je dis "moi j'ai", c'est pas moi qui ai eu des vacances, en vrai. Même si j'ai accompagné des ados bien cognés en camp thérapeutique dans une ferme au milieu de nulle part.
C'était génial. Les tentatives de suicide à la nuit tombée, les fugues dans les brousses, les crises de panique surjouées dans la flotte, les anorexiques qui veulent pas bouffer, les insultes aux
touristes, les coups de latte aux chiens innocents et aveugles de vieillesse, les psychotiques qui pètent les plombs. Tout ça le premier soir, puis distillé subtilement un peu chaque jour pour ne
pas s'encroûter dans trop de plaisir. Mais kayaker sur la rivière sublime, plonger dans les cascades escarpées, se balader à cheval sur une bestiole qui supporte pas d'être doublée et se barre au
galop que tu ressembles à un sac de patates, nager avec les raies manta, faire des parties de rigolade et de cache cache avec les gosses des touristes, découvrir les cheveux verts de la sirène de
la rivière, ouvrir ses yeux à la beauté du monde, raconter ses malheurs immenses quand le chagrin déborde, trouver sa place et respecter les règles pour se sentir bien...être heureux l'espace
d'une semaine avec ces sales adultes, sans télé, sans ordi (mais avec portables, faut quand même pas exagérer).
Ouais. Ca l'fait. C'était bien. (Et en plus, ça a été thérapeutique pour mes schtrestss à moi aussi.)
Regarde, je te montre:
Les
cheveux verts de la sirène de la rivière
Le
"Peace and love" du groupe
Les
bagouzes de la plus gentille petite caillera de la terre
La vie
sauvage, pieds nus sur les rochers.
Une
partie de jambes en l'air en tout bien tout honneur
Raie
manta qui vient montrer son ventre aux filles
CONCLUSION:
(merci nathan)